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vendredi 05 février 2010 par redac

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Interview DJ Vadim

Réalisée par la programmation de Prun' - 14 février 2007


Image de Interview DJ Vadim

 

Interview au VIP le 14 février 2007

 

 

Interview de DJ Vadim au concert de One Self le 14 février 2007 dans l’ancienne salle du V.I.P à St Nazaire, où DJ Vadim nous avait préparé un mix de 30mn montrant la couleur de son nouvel album puis avait pris place derrière les platines de One Self pour une prestation Hip-Hop/Soul du plus bel effet le jour de la St Valentin.

 

 

 

 

Peux-tu nous présenter le line-up de One Self ?

One Self est composé de Yarah Bravo, BluRum13 et moi-même Dj Vadim. Mais malheureusement BluRum a du retourner à Washington D.C pour des raisons familiales et ne sera pas au concert de ce soir.

 

Comment a eu lieu votre rencontre ?

Nous nous sommes tous rencontrés dans des endroits différents.

J'ai connu BluRum13 en 1997 à Montréal, Yarah Bravo à Londres en 1999.

Au début, j'ai travaillé avec eux séparément et après on a bossé ensemble sur quelques chansons qui finalement ont abouti sur notre 1er album "Children Of Possibility" en 2005.

 

Est-ce que vous êtes en train de préparer un nouvel album ?

Il y a un nouvel album sous le nom de DJ Vadim appelé "The SoundCatcher" qui doit sortir le 2 avril sur le label BBE.

 

Mais tu étais sur le label Ninja Tune auparavant ?

Oui, mais j'ai décidé de ne plus travailler avec eux.

 

Peux-tu nous en dire plus sur ta façon de travailler avec One Self ?

Je fais des beats tout le temps, je travaille constamment, j'utilise certains de ces morceaux pour One Self, d'autres pour travailler avec d'autres personnes, peut-être un remix ou pour mes albums en solo, certains ne seront peut-être jamais utilisés.

Ce n’est pas comme si je me posais juste pour faire du son pour One Self. Vu que je travaille tout le temps, je ne peux pas savoir à l'avance ou cela va finir.

Ensuite, si BluRum13 et Yarah écoutent quelque chose qui leur plait vraiment, s’ils aiment l’énergie que dégage le morceau, alors on l'utilise pour One Self.

 

Nous avons remarqué que vous avez beaucoup d'instruments sur scène. Est-ce que le live est un élément important pour vous ?

Oui, pour moi c'est réellement important d'expérimenter pour faire un bon live. Quand je vais voir un concert, j’aime que le groupe se donne à fond. Lorsque je prépare des lives, mon objectif est d'apporter quelque chose d'important au public. Je me dois d'être professionnel, je veux que les gens s'amusent, qu'il y ait une bonne ambiance.

 

Tu es originaire de Russie n’est-ce pas ? Tu as grandi là-bas?

J'y suis resté pendant les 5 premières années de ma vie et puis j'ai déménagé à Londres avec mes parents.

 

Ta musique est très cosmopolite, d'où vient cette envie de collaborer avec des gens venant d'horizons si différents?

Je pense que ca vient du fait que j'ai beaucoup voyagé avec ma famille mais aussi en tant qu'artiste. Je veux faire ressortir cet aspect, qu'on ressente le mouvement des gens, des sons à travers le monde.

La musique, c'est ma vie, c'est la chose la plus importante à mes yeux. Pour moi la question ne se pose pas, faire du son c'est comme respirer. Je n'ai pas besoin de me motiver pour respirer, c'est quelque chose de naturel.C'est un style de vie.

 

Tu avais un label auparavant appelé Jazz Fudge, qu'en est-il devenu?

En gros, j'ai arrêté de m'occuper de Jazz Fudge en 2004 parce que je n'avais vraiment plus le temps de m'occuper des sorties, plus assez de temps pour composer et surtout parce que je n'en voyais plus l'utilité. Le label n'avait plus rien à m'apporter.

 

L'artwork utilisé pour One Self est vraiment de très haute facture. Qui s'en est occupé?

L'artiste s'appelle Inokwa .Je l'ai rencontré a Barcelone lors d'une fête ou j'étais Dj, et nous sommes restés en contact. C'est un artiste incroyable et je me sens vraiment honoré de bosser avec lui parce que maintenant c'est quelqu'un de très demandé et de très connu, surtout en Espagne.

Il m'a approché il y a 4 ans pour qu'on bosse ensemble et nous avons fait la pochette de Children of possibility"

 

Est ce que cette rencontre s'est faite a l'époque ou tu produisais le groupe de hip-hop espagnol 7 notas 7 colores?

Non, ça doit remonter à 1999 et la collaboration avec Inoukwa date de 2003,2004. C'est vrai que je vais souvent à Barcelone, en Espagne. C'est un endroit ou j'aime beaucoup aller pour bosser, pour faire des concerts, les choses se passent bien quand je suis là-bas.

 

Et qu'en est-il de la France?

La scène française est vraiment épatante. A mon avis, c'est l'une des scènes les plus dynamiques au monde et je ne dis pas ça parce que je suis en France. L'ambiance est extra, les gens sont là pour écouter, sont attentifs...Je suis vraiment content d'être ici car je n'en en ai pas souvent l'occasion.

Je rencontre beaucoup de monde sur la route surtout pendant les festivals, des musiciens vraiment talentueux. Par exemple, ces derniers temps j'ai collabore avec Bunzen, Mei Tei SHo, Big Red de Raggasonic pour une chanson de "The Soundcatcher", ...

 

Sur quoi bosses tu en ce moment?

J'aide Yarah à finir son projet solo, je travaille avec un chanteur espagnol appelé Paco Mendoza, je prépare quelques morceaux avec Akhénaton pour un EP qui devrait sortir avant la fin de l'année...

 

On a vu que t'aimais beaucoup le reggae. A quand un album reggae ?

Qui sait ? Peut-être pour bientôt. En ce moment, je bosse sur une compilation de reggae-dancehall des années 80 pour un label anglais et certains de mes nouveaux morceaux sont très influencés par le reggae. C'est vraiment un style que j'apprécie beaucoup.

 

Il y a t'il des CDs qui t'ont particulièrement marqué, qui ont un caractère intemporel pour toi?

J'écoute vraiment de tout, et bien sur je connais mes classiques Isaac Hayes, Minnie Riperton, Ray Charles, James Brown, Stevie Wonder, Les Beatles, les labels Motown, Blue Note, Stax et Prestige...Par exemple, "Whats going on" de Marvin Gaye est un de ces classiques et malheureusement il n’y a plus grand monde qui fait des albums aussi bons.

Quand ces gens la faisait des albums, la seule chose qui comptait c'était la musique .Maintenant, dans la musique populaire, l'argent est trop important. C'est différent. Il y a quand même des bons chanteurs, producteurs mais la seule chose qui intéresse la plupart des labels, c'est l'argent. Même s'ils sont bons, le label peut les manipuler à son gout. Ce n’était pas comme ca il y a 30 ou 40 ans.

En 2007, il est très difficile pour un artiste d'avoir un contrôle créatif total sur sa propre musique mais bon il reste quand même quelques groupes qui font encore ce qui veulent. Par exemple, Fat Freddy’s Drop, avec qui j'ai collaboré l'année dernière pour quelques concerts, est un groupe vraiment incroyable. Il y a un groupe anglais de soul/funk appelé Belleruche qui est super bon aussi. Leur chanteuse Katherin DeBoer est présente sur 3 morceaux de mon dernier album.

Je dois avoir 20000 vinyles a la maison, 2/3000 CDs, 400 Go de sons sur l'ordi...J'en ai tellement que lorsque l'on me demande ce que j'ai découvert récemment, j'ai du mal à m'en souvenir.

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