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Interview Caribou

Réalisée par Yasmine Bentata - 19 septembre 2007


Image de Interview Caribou

 

 

 A Scopitone, le mercredi 19 septembre 2007

 

Dans l'exorde du festival Scopitone au mois de septembre, Dan Snaith membre moteur du groupe de Toronto, Caribou nous a accordé une petite interview de présentation avant son concert à l'Olympic le soir même dans le cadre de sa tournée européenne pour la sortie d’Andorra, son 4ème album (3 albums sorti sous le nom de Manitoba). Ce canadien nous a expliqué tranquillement l'usage si mystérieux d'un tout petit pays comme nom d'album avec de précieuses raisons.

 

 


Est-ce tu peux te présenter ?

 

Mon nom est Dan Snaith, et je produis des albums sous le nom de Caribou que j’enregistre moi-même, tout seul chez moi. Et quand je joue sur scène, je joue avec 3 autres artistes. Caribou est donc un groupe de 4 personnes quand on joue en concert : Ryan Smith, Brad Weiber, Andy Loyd et moi-même.

 

Mais la formation a changé depuis ta dernière tournée européenne ?

C’est exact, la dernière fois et dans les tournées précédentes, on était seulement trois : Ryan Smith qui est toujours le guitariste du groupe et Peter Matten, le batteur qui nous a quitté car il a trouvé un emploi de journaliste à plein temps à la CBC au Canada.

 

Comment as-tu débuté dans la musique ?

J’ai commencé très probablement lorsque j’ai eu un piano à l’âge de 5 ans, un cadeau de mes parents, j’ai pris les cours de piano de ma sœur au début et puis j’ai continué jusqu'à l’âge adolescent. Je n’ai pas vraiment aimé jouer de la musique jusqu'à ce que j’ai un professeur de musique qui m’apprenne la musique dite « pop », et comment assimilés les rythmes, les mélodies et le chant puis soudain la musique m’est apparue plus joyeuse que de jouer simplement des notes sur une partition. Avant ça, je ne faisais qu’interpréter et répeter une musique mais après, j’ai commencé à créer moi-même les partitions.

 

Après 3 albums, Start Breaking my Heart, Up in Flames, The Milk of Human Kindness, tu apportes un nouvel album qui s’appelle Andorra en octobre en Europe …Pourquoi ce nom Andorra ?

 

C’est une longue histoire un peu compliquée mais quand je crée ma musique, quand je compose, je le fais chez moi dans une très petite chambre et en même temps je m’échappe dans un endroit dans ma tête. Je ne veux pas que ma musique soit aussi étroite que cette pièce, c’est assez paradoxal.

Et aussi, je suis allé en Andorre l’an dernier, je me suis dessiné dans mon imagination un endroit agréable, romantique dans les montagnes et j’ai trouvé à l’arrivée un endroit détaxée, fait de surconsommation d’alcool, de cigarettes, de souvenirs totalement contraire à ce que je m’étais imaginé.

Au final, le nom de l’album parle plus de cet endroit que j’ai dans la tête pour composer qui est meilleur que le monde réel.

 

Comment s’est passé l’enregistrement d’Andorra ?

Mis à part la collaboration de Jeremy Greenspann de Juniors Boys sur le titre « She’s the One » où il chante, je fais tout chez moi. Avant cet album, je composais pour moitié avec les autres membres du groupe mais pour Andorra, il y a peut être quelques accords de harpes qui ne sont pas de moi mais tout le reste des voix aux samples de batterie guitares, cela vient de moi et pendant 1 an.

 

Tu es diplômé d’un doctorat en mathématiques, on ressent que ta musique est vraiment bien ficelée parfois symétrique, est ce qu’il y a un lien entre ta musique et les mathématiques ?

 

Il n’y a aucune relation entre ma musique et les mathématiques.

Cependant les mathématiques sont beaucoup plus créatives que l’on peut ne le penser. Quand on est à un niveau de recherche, au doctorat, c’est pour mettre des idées ensemble pour en créer de nouvelles. C’est la même chose que j’aime en musique, c’est de créer quelque chose d’abstrait et de nouveau.

En concert, est ce que tu essayes de donner une autre envergure à ta musique en incluant lors de tes lives, des courts métrages, visuels ?

Oui, vraiment, quand on a fait ça la première fois, les personnages chantaient et racontaient une histoire. Mais pour la tournée d’Andorra, nous avons fait nos propres vidéos avec des effets de lumière, graphisme.

Et l’idée est que nous pouvons être plus flexible ou improvisé dans notre musique et les visuels suiveront, parce que le problème c’est qu’avec une vidéo narrative, nous devons jouer la même chose pour chaque concert afin de suivre la vidéo. J’aime les concerts où l’on est bombardé de son et que la vidéo est submergé par le son, il y a tant de choses à regarder.

J’aimé faire les vidéos qui sont sur Marino, il y a beaucoup de choses à regarder et à écouter..quand Caribou joue sur scène, je ne veux pas que le public soit trop distrait par les vidéos, la musique reste notre matière principale.

 

Pourquoi as-tu changé de label, Leaf pour City Slang ?

Ce sont tous les deux des labels indépendants, ils ont tous deux été excellent dans leur travail, je suis encore très bon ami avec le manager du label LEAF et toutes les personnes qui y travaillent. J’ai changé de label pour City Slang parce que c’est plus facile d’être distribué partout dans le monde.

 

On ressent que tu as de bonnes affinités avec Kieran Hebden aka Four Tet par votre univers musical assez proche et la facon de penser et de diriger vos productions, est ce que vous l'intention de collaborer ensemble pour de futurs morceaux ?

 

Kieran est un de mes amis les plus proches, il habite près de chez moi et il est l’un des premiers à écouter ma musique avant que les titres soient finis, il vient donner son avis avec la même approche que pour sa musique. Nous n’avons pas travaillé ensemble, nous aimons les mêmes musiques mais nous sommes trop occupé tous les deux, on en a jamais vraiment parlé.

 

 

 

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